Parmi les différents critères que doivent remplir les bergers du troupeau du Seigneur, l’apôtre Paul marque l’insistance sur le fait qu’ils doivent être des gens attachés à la saine doctrine, de sorte à pouvoir transmettre cette connaissance aux autres, mais aussi de réfuter les contradicteurs. Puisqu’ils contredisent la vérité, enseignent des doctrines contraires à la bonne nouvelle du royaume, il est de la responsabilité des disciples de Christ de réfuter les doctrines susceptibles de détourner plusieurs de la voie de la vérité.
Précisons qu’il ne s’agit pas ici de la tendance à réfuter systématiquement tous ceux qui partagent un avis divergent du nôtre sur certaines questions d’opinion, autrement, on détruirait la notion de complémentarité dans le corps de Christ. Réfuter les contradicteurs ici s’applique sur ceux qui apportent des doctrines de tendance à renverser les fondamentaux même de l’évangile de Christ.
Pour ce qui est des questions d’opinions non fondamentales, Paul encourage les saints à marcher d’un même pas sur ce qui les unit, sachant que le Seigneur apportera de l’éclairage sur d’autres points qui ne font pas encore l’unanimité, sans renverser non plus la foi des saints (Philippiens 3 : 15 - 16).
2 Jean 1 : 9-11 : 9Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le père et le fils. 10Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : salut ! 11car celui qui lui dit : salut ! Participe à ses mauvaises œuvres.
Sans aucun amalgame, ni chercher à faire de ce verset un prétexte des divisions au sein du corps de Christ suite aux petites divergences d’opinions, cette recommandation de l’apôtre Jean s’applique dans un contexte bien particulier, faisant allusion à une doctrine précise du 1er siècle qui consistait à nier la messianité du Seigneur Jésus.
L’apôtre Jean est revenu plusieurs fois sur cette même doctrine comme c’est démontré dans les textes ci-dessous :
1 Jean 2 : 22 – 23 : Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. 23 Quiconque nie le Fils n'a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le Père.
1 Jean 5 : 1 : Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui.
2 Jean 1 : 7 : Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c'est le séducteur et l'antéchrist.
En lisant ces trois textes, on constate que l’apôtre Jean fait des avertissements contre un ensemble de doctrines qui nient que Jésus est le Christ. Ces doctrines consistent à marquer une distinction entre Jésus et le Christ. Elles consistent également à réfuter sournoisement l’exclusivité de sa messianité, en accordant à d’autres êtres des fonctions messianiques.
C’est à propos de ces prédicateurs que Jean dit : « ils sont sortis du milieu de nous mais n’étaient pas des nôtres » (1 Jean 2 : 19).
Il ne s’agit pas d’une hypothèse à appliquer lors de chaque divergence d’opinion avec un autre croyant, mais il s’agit d’une doctrine particulièrement enseignée par ceux qui se disent serviteurs de Yahweh, tout en niant que Jésus est bel et bien le seul messie promis dans la loi et les prophètes.
Jean établit un jugement très sévère envers ces personnes, allant jusqu’à interdire les saints de les recevoir dans leurs assemblées et de leur dire salut (bienvenu), car ils sont porteurs d’une doctrine très dévastatrice.
Il faut donc distinguer d’une part des vrais frères qui pourtant ne sont pas encore éclairés sur certaines questions d’opinions ou d’approches, et d’autre part des ouvriers suscités par Satan, avec une mission précise d’apporter des doctrines qui renversent totalement la révélation de la vraie identité du Maschiach. Or, nier la messianité de Yehoshwah c’est nier la perfection de notre salut en lui. Si Jésus n’est pas le Christ (messie), notre salut en lui serait une fausse espérance.
Ces courants théologiques nient implicitement le monopole ou l’exclusivité de la messianité absolue de Jésus Christ, en établissant d’autres messies (d’autres voies du salut), faisant de certains hommes, Marie et des anges des messies secondaires à coté de Christ. D’autres, allant beaucoup plus loin, attribuent une fonction messianique à certains objets tels que le sel, l’eau, le feu, l’encens, le chapelet… considérant que ces choses ont par leur essence des vertus spirituelles, susceptibles de produire dans l’homme ce qui normalement est de la seule émanation de Jésus Christ.
Toutes ces croyances établissent tacitement une fausse évidence de l’existence des médiateurs de plus, c’est-à-dire d’autres messies (d’autres sources du salut, guérison, délivrance, protection, etc.) alors que la médiation est un attribut dont le monopole revient pleinement à Yehoshwah Ha Maschiach.
Dans cette philosophie du reniement de la messianité de notre Seigneur, certains vont jusqu’à dire que « Christ n’est pas Jésus mais que le Christ est une dimension dans l’homme Jésus », essayant ainsi de séparer Yehoshwah de sa vraie identité de Dieu manifesté dans la chair.
La bible dit très expressément que ces gens ne doivent même pas être reçus au milieu des saints. à moins qu’après avoir été éclairées par la vérité de la doctrine de Christ, elles se repentent publiquement de ces doctrines démoniaques.
Malheureusement, l’Eglise de notre ère ignore ces vérités, elle estime avoir plus d’amour que le Seigneur au point d’accueillir des loups que la parole nous recommande de ne point recevoir.
Réalisez-vous à quel point nous nous sommes sérieusement écartés de la vérité ? Sommes-nous véritablement dans l’évangile selon la définition de Christ et des apôtres ? Sommes-nous réellement dans la foi authentique ? Ces questions devraient retentir dans l’esprit de chaque croyant.
Extrait tiré du livre « Regard Doctrinal Aiguisé » du Messager Michelange Bompere.
